Posted By in Securité Alimentaire
Posted 29 July 2018 at 04:50

Promotion du genre dans les chaines de valeur agricole au Mali

Sur l'axe Bamako-Kayes, 137 Femmes leaders des coopératives agricoles  sont mobilisées pour une série de formation en entrepreneuriat agricole pendant la campagne agricole 2018-2019
Elles viennent de trois villages différents et ont en  partage les mêmes difficultés liées a l’accès au foncier,l’accès au financement, et l’accès au marche avec au passage de réelles difficultés de transformation des produits.  

A la faveur des activités de facilitation du réseau AgriProFocus Mali,plus de 1000 femmes bénéficieront directement des ateliers de formation et d'insertion a travers deux projets finances par la Fondation pour l'Egalite des Chances en Afrique et la Direction de la Coopération Internationale de Monaco avec comme parties prenantes Oiko-Credit pour la facilitation d’accès au crédit, Bejo Zaden et Jege Ni Jaba pour la facilitation d’accès aux semences de qualité. La premiere phase du projet a deja permis de toucher directement 312 femmes dans le région de Koulikoro avec l’aménagement de quatre jardins maraîchers ,de puits, de dotation en semences Bejo et de pompes d'irrigation, sana oublier la mise a disposition de techniciens agricoles pour les suivis et conseils.

La réduction de la pauvreté est l’objectif premier de la plupart des organisations de
développement. Cependant, dans la pratique, les interventions sur les chaînes de valeur ou le
développement de nouvelles chaînes de valeur ne sont pas toujours pro-pauvres et sont basées
sur la croissance économique en général plutôt que sur la redistribution des richesses.
Aborder les problèmes touchant les femmes pour parvenir aux objectifs de réduction de la
pauvreté et de sécurité alimentaire est aussi un choix économique: les projets abordant la
question de l’égalité entre les genres et l’autonomisation économique des femmes sont bien
plus susceptibles d’améliorer les moyens de subsistance des familles et le bien-être de celles-ci
ainsi que des enfants (voir la citation de FAO ci-dessous).
Diverses perspectives détermineront quels sont les arguments les plus convaincants. Les
entrepreneurs ruraux se laisseront plus aisément persuader par les arguments
économiques/commerciaux, alors que des ONG locales pourraient être plus intéressées par
l’argument de la justice sociale. Pour le bailleur de fonds bilatéral ou multilatéral, l’argument de
la sécurité alimentaire prévaudra.
Associer expertise en matière de genre et de chaîne de valeur
Les organisations de développement ne sont pas toujours conscientes de l’existence d’inégalités
entre les genres, de leurs causes et des moyens de les combattre. Les contraintes de temps ne
permettent pas toujours d’effectuer une analyse basée sur le genre avant d’entamer le
développement et la mise-en-œuvre d’une intervention.
En outre, les connaissances approfondies sur la problématique du genre font souvent défaut et il
existe des risques de résistance parmi les individus au sein de différentes organisations. C’est
pourquoi le fait d’intégrer la question du genre dans la réflexion sur la chaîne de valeur ne
requiert pas seulement une combinaison d’expertise et de connaissances, mais également des
arguments convaincants en fonction des différents groupes cibles.
Citation:
«... si les femmes disposaient du même accès à ces ressources que les hommes, elles
produiraient 20-30 % de nourriture en plus… » – La FAO au Travail 2010-2011
Les recherches de la FAO démontrent que les fermières sont de 20 à 30 % moins productives que
les hommes, non pas parce qu’elles gèrent moins bien leurs fermes ou travaillent moins dur. La
raison principale du clivage entre les performances des hommes et des femmes est que les
premiers ont accès à des ressources rarement disponibles pour les fermières – incluant terres,
financement et technologie, entre autres. De plus, les femmes ne bénéficient pas équitablement
d’avantages tels que les formations, l’information et les connaissances.
Toutefois, si les femmes disposaient du même accès que les hommes à ces ressources, elles
produiraient 20 à 30 % de nourriture en plus et leurs familles jouiraient d’une meilleure santé,
alimentation et éducation. Si les femmes bénéficiaient d’un accès égal aux ressources agricoles
Réseau d´apprentissage d´Agri-ProFocus | Le genre dans les chaînes de valeur
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et aux services, la sécurité alimentaire s’en trouverait grandement améliorée et les sociétés
s’enrichiraient, pas seulement en termes économiques.
Remerciements
Laven, A. and N. Verhart, KIT (2011) ‘Addressing gender equality in agricultural value chains: Sharing

BENGALY Oudou Très belle initiative, félicitations

3 months 2 weeks ago